Gema Déambulateurs intelligents et intuitifs

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Rendre l’autonomie aux séniors, en établissement ou à domicile, grâce à une gamme de déambulateurs intelligents et intuitifs, incluant des fonctions d’assistance au lever et à la marche.

Points forts

  • Technologie issue de 15 années de recherches menées à l’Institut des Systèmes Intelligents de Robotique (ISIR) de Sorbonne Université, validée par plusieurs publications scientifiques, et financée à hauteur de 1,3M€.
  • Obtention de plusieurs prix - Bourse French Tech 2015, CMI 2016, I-Lab 2016, Bourse Charles Foix 2017 – et plusieurs marques d’intérêt – groupe Korian, SOS Senior, Hôpital Charles Foix, …
  • Equipe et board complémentaires, expérimentés et solides, composés de plusieurs docteurs.

L'équipe

Viviane Pasqui
Viviane Pasqui
Fondatrice & Présidente
Gilles Rubinstenn
Gilles Rubinstenn
Marketing & Finances
Gweltas Radenac
Gweltas Radenac
DGA Opérations Industrielles
Guillaume Morel
Guillaume Morel
Fondateur & Président du Conseil Scientifique

La problématique

Le vieillissement de la population s’accompagne d’un accroissement du nombre de séniors dépendants. La dépendance physique est fortement liée à la qualité de la marche, qui s’altère chez plus des deux tiers des personnes âgées de plus de 85 ans.

La prise en charge des personnes âgées souffrant de troubles de la marche et de l’équilibre se fait sur 3 volets : la rééducation, l’aménagement du lieu de vie et l’utilisation d’aides techniques. En France, 1,8 M de personnes de plus de 60 ans utilisent une aide technique à la mobilité (cane, déambulateur, cadre de marche). Ces dispositifs doivent permettre une marche plus efficace et plus sécurisée, afin de conserver ou rendre l’autonomie de la personne âgée.

La plupart de ces dispositifs, actuellement rudimentaires, offrent un appui intermittent et sont difficiles à manœuvrer, de ce fait, ils sont souvent inutilisés au domicile à la faveur d’une prise d’appui sur le mobilier, ce qui augmente le risque de chute. Cette difficulté d’utilisation conduit à une diminution de l’activité, surtout lorsque la verticalisation, le passage de la station assise à la station debout, ne peut se faire qu’avec l’aide d’une tierce personne.

Faute de dispositif adapté à leurs besoins, de nombreux séniors sont alors installés dans des fauteuils roulants, alors qu’ils ont encore la capacité de marcher. Cette mise au fauteuil prématurée implique une dégradation plus rapide de la mobilité, de l’autonomie et de l’état de santé général du patient.

La marche, même assistée, doit être entretenue car elle est le socle de l'autonomie.

Le concept

L’entreprise GEMA développe les robots Walk-E verticalisateurs-déambulateurs intelligents, permettant aux personnes âgées de se lever facilement et de manière autonome, et de marcher en sécurité. La technologie, issue de quinze années de recherche et travaux menés conjointement par les chercheurs de l’ISIR et les gériatres de l’Hôpital Charles Foix (AP-HP), répond aux limites des dispositifs actuels d’aide à la marche.

Les robots s’adressent à plusieurs catégories de personnes, ayant des besoins spécifiques :

  • De manière générale, les personnes âgées en perte d’autonomie, ayant besoin d’une aide quotidienne à la mobilité, classées GIR 3, ou ayant conservé une bonne autonomie mais avec des difficultés pour les transferts assis-debout, classées GIR 4. [Voir FAQ au sujet de la classification GIR].

  • Les patients en rééducation, après chirurgie du membre inférieur notamment pour la pose d’une prothèse de genou ou de hanche (212 000 intervention par an en France).

  • Les patients phobiques, atteints du syndrome post-chute.

  • Les patients parkinsoniens (150 000 personnes en France et 10 000 nouveaux cas par an), ayant des troubles marqués de l’équilibre postural et ne pouvant plus utiliser les déambulateurs conventionnels car ils les entrainent dans leurs chutes répétées.

  • Les patients atteints de sclérose en plaque (environ 80 000 cas en France, avec 4 000 nouveaux cas par an), dont le mouvement et l’équilibre sont affectés par les poussées successives de la maladie. Ces patients utilisent des déambulateurs lestés de plusieurs dizaines de kg pour compenser les instabilités, ce qui entraine un surcroit de la fatigabilité.

  • Les patients déments, notamment atteints d’une maladie d’Alzheimer (1,3M de Français pourraient être touchés en 2020), dont l’évolution naturelle de la maladie s’accompagne de troubles de la marche et dont le déficit cognitif empêche l’utilisation d’un déambulateur conventionnel. Ces personnes nécessitent une surveillance de tous les instants ; plusieurs cas de personnes décédées par égarement surviennent chaque année.

Produits / services

Les robots Walk-E se présentent sous la forme de déambulateurs classiques, intégrant les fonctionnalités robotiques développées par GEMA. Le noyau dur technologique des robots réside dans leur intuitivité et l’interaction robot-sujet dans la commande des actions. Ils présentent les caractéristiques suivantes :

  • Des capteurs intégrés permettent d’interpréter automatiquement les intentions du sujet : intention de se lever, s’asseoir, de direction du mouvement souhaitée, de pause. Il n’y a pas d’interface supplémentaire : pas de joystick, ni de commande à la voix, ni d’écran. La charge cognitive liée au pilotage est quasiment nulle.

  • Des poignées mobiles qui peuvent descendre en vis-à-vis d’un sujet assis et remonter automatiquement à une hauteur réglable pour marcher. Ceci permet d’offrir un appui stable et permanent lors de la transition assis-debout.

  • Roues motorisées pour faciliter et sécuriser la marche de l’utilisateur.

De plus, Walk-E est un dispositif évolutif qui sera augmenté de fonctions intelligentes à travers des interfaces simples. Ainsi, Walk-E sera rapidement augmenté d’une fonction d’analyse de la marche, permettant de quantifier la rééducation ou de monitorer la marche. D’autres fonctions, comme le rechargement autonome, la géolocalisation, les alertes, les assistances motrice dédiées à des pathologies spécifiques, seront proposées en option.

A ce jour, l’entreprise propose une gamme progressive de 4 robots :

Cette déclinaison en différents robots permet de proposer les fonctionnalités adéquates à chaque utilisateur, pour en limiter le coût dans le cas où l’intégralité des fonctions n’est pas nécessaire.

Ainsi,

  • Walk-E 1 n’intègre que les poignées robotisées. Il s’adresse aux patients ayant des difficultés pour le transfert assis-debout ou debout-assis, mais ne présentant pas de troubles conséquents de la marche.

  • Walk-E 2, intègre les roues robotisées. Il s’adresse aux patients ayant des troubles de la marche mais pas pour le transfert assis-debout ou debout-assis.

  • Walk-E 3 intègre les poignées et roues robotisées. Il s’adresse aux personnes présentant les deux troubles. Il s’agit du produit cœur de gamme.

  • Walk-E 4 intègre tous les composants des trois précédents robots ainsi qu’un logiciel d’analyse de la marche. Il s’adresse plus spécifiquement aux patients en rééducation, après une chute ou une opération, dont la marche doit être analysée par le personnel médical.

Valeur ajoutée et éléments différenciants

Le gain et le maintien d’autonomie

Les robots Walk-E sont spécialement conçus pour permettre aux utilisateurs de se lever et de marcher seuls, sans assistance humaine. Ils facilitent les déplacements quotidiens, et permettent ainsi aux personnes souffrant de troubles de la marche de se maintenir plus longtemps à domicile. Par ailleurs, ils participent au maintien d’une activité physique des sujets âgés et retardent le moment de la mise en fauteuil ainsi que des problèmes médicaux liés (infections urinaires, escarres, risque de phlébite, etc.).

Le fonctionnement totalement intuitif et adapté

Les fonctions des robots Walk-E s’activent automatiquement sans avoir besoin d’être pilotées via des boutons ou des interfaces complexes qui génèrent des surcharges cognitives et du stress pour le patient. L’utilisation intuitive de Walk-E le rend tout particulièrement adapté à une utilisation par les personnes âgées fragiles.

De plus, Walk-E est une plateforme évolutive, qui pourra accueillir des fonctions intelligentes à travers des interfaces simples et non contraignantes pour l’utilisateur, en particulier une assistance motrice dédiée à des pathologies spécifiques (détection et sortie des enrayages cinétiques chez le patient parkinsonien, programme d’entrainement physique interactif pour les patients en rééducation, …).

La sécurité d’utilisation

Les fonctionnalités adaptatives et les capteurs intégrés au déambulateur-verticalisateur Walk-E rendent son utilisation sécurisée et sécurisante.

La robotisation des poignées et des roues permet de maintenir l’équilibre de l’utilisateur, ce qui limite ses chutes.

Dans le cas d’une chute, celle-ci est détectée par les capteurs, et le robot envoie un signal d’alerte au personnel soignant ou à l’entourage de l’utilisateur, afin qu’ils interviennent au plus vite. Enfin, la fonction de géolocalisation permet de localiser une personne âgée facilement désorientée.

Des bénéfices pour l’entourage et le personnel soignant

Grâce au robot Walk-E, l’entourage et le personnel soignant n’a plus besoin d’accompagner le transfert assis-debout, ce qui limite la répétition des gestes et la charge de la personne âgée, et donc la survenue de troubles musculo-squelettiques. Cela permet également au personnel soignant en maison médicalisée de gagner du temps et de pouvoir mieux s’occuper de chaque patient.

Un logiciel de suivi adapté

La marche des utilisateurs peut être mesurée par un logiciel développé par l’entreprise, permettant de suivre l’état de santé ou le stade de rééducation du patient. Ce logiciel apporte des données qui jusqu’à présent ne sont disponibles qu’avec un matériel couteux placé dans une pièce dédiée. Cette solution permet, pour un faible coût d’analyser la marche lors de l’utilisation du robot dans le lieu de vie, au quotidien ou pendant les exercices de rééducation.

Stratégie d’acquisition

La stratégie de GEMA est d’aborder les 3 segments de marché identifiés (Services SSR, EHPAD et PSAD) de façon différenciée en en fonction de leurs besoins spécifiques, de leur capacité à capter la valeur de l’innovation de Walk-E et de leur complexité à l’entrée.

Pour le segment EHPAD, GEMA se place dans une commercialisation B2B classique avec :

  • Une génération et une gestion de la notoriété via la présence sur les salons professionnels (REHACARE, Paris Healthcare Week), des publications scientifiques couplées à des présentations auprès des regroupements de professionnels de directeurs d’établissement et des sociétés savantes.

  • Une équipe technico-commerciale dédiée, organisée par zones (5 en France), approchant directement les établissements et les groupements pour la participation aux appels d’offres (ou la vente directe pour les petits établissements), la formation des personnels et des utilisateurs et la maintenance de premier niveau.

A ce jour, GEMA a déjà établi des relations avec les groupes Korian, SOS Senior et plusieurs EHPAD communaux, ce qui lui permet d’envisager de faire sa preuve de mise sur le marché en 2019, avec la vente d’une quinzaine d’équipements Walk-E [Voir les comptes rendus d’entretien et lettres d’intention dans l’espace documentaire].

Pour le segment PSAD, GEMA se place dans une commercialisation via des partenariats de distribution.

  • La notoriété est générée via la publicité sur des média papiers dédiées aux seniors ou à leurs proches, ainsi que les magazines de programmes TV et par la présence sur des salons grand public, avec synergie possible avec le segment EHPAD (Autonomic Expo, AGE 3R).
  • Une stratégie d’incitation des distributeurs via des remises de volume, associées à un support technico-commercial, qui sera complétée par une offre de vente directe via le site internet de la société.

Pour le segment SSR, la commercialisation se fera via un partenaire sélectionné, avec un support technico-commercial.

Modèle économique

Le modèle économique de GEMA repose sur :

  • Les ventes directes des robots Walk-E. Les robots seront commercialisés à des prix compris entre 999€ et 3 000€. Leur achat pourra être complété par une extension de garantie de 100€ pour 3 à 5 ans supplémentaires. Il s’agit d’un positionnement de prix agressif, aidé par le design classique du produit et sa construction modulaire, avec une limitation volontaire aux seules fonctionnalités requises pour les besoins de l’utilisateur.
  • Les contrats de maintenance associés. L’achat d’un robot sera assorti d’un contrat de maintenance obligatoire de 5% par an.
  • Les services associés à la gestion des données générées sur la déambulation, facturé sous la forme d’un abonnement au tarif de 100€/an/utilisateur.

Les succès

Validation scientifique et clinique de la technologie.

La technologie Walk-E est issue d’une initiative menée par l’Hôpital Charles-Foix et l’ISIR. Viviane Pasqui, alors enseignant-chercheur à l’ISIR, a monté et piloté le projet de recherche qui a conduit au développement du robot verticalisateur-déambulateur Walk-E. Ces travaux ont fait l’objet de financements à hauteur de 1,3M€ pour permettre le développement de plusieurs prototypes et la validation des différentes fonctionnalités en contexte clinique. Plusieurs articles scientifiques ont été publiés au sujet du robot.


Prix et distinctions obtenus

Le projet GEMA a été primé à plusieurs reprises, par les concours et prix suivants :

  • Bourse French Tech en 2015.
  • Lauréat du Concours Mondial de l’Innovation en 2016.
  • Lauréat du concours I-Lab en 2017.
  • Bourse Charles-Foix en 2017.

Accompagnement qualifié

La société a été accompagnée par les structures d’incubation et d’accompagnement suivants : Agoranov, Silver’Innov, Wilco-Healthcare, Silver Valley, Paris Région Entreprises.

Nombreuses marques d’intérêt

La technologie développée par GEMA suscite l’intérêt des différents acteurs du marché, ayant exprimé leur intérêt pour s’équiper ou soutenir le développement des robots, notamment le groupe Korian à travers sa Fondation pour le Bien-Vieillir, le groupe SOS Senior, l’Hôpital Charles-Foix, l’INSERM à travers le Gérontopôle de Toulouse, l’UPMC, la SATT Lutech.

Le marché

LES CLIENTS

Walk-E s’adresse aux personnes âgées du GIR 3 ou GIR 4, à qui sont prescrites une aide technique à la marche à la suite d’une chute et, le plus souvent, après un passage en service de Soins de Suite et de Réadaptation (SSR). Dans la moitié des cas, ces personnes ne peuvent plus vivre à leur domicile et intègrent un Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD). Lorsqu’elles peuvent rentrer chez elles, la mise à disposition d’aides techniques est faite par des pharmaciens, des distributeurs ou des Prestataires de Santé à Domicile (PSAD). En France, les segments de marché ciblés par GEMA sont donc les Services SSR, les EHPAD et les PSAD.

Les EHPAD

Il s’agit du segment de marché le plus attractif pour le lancement de la gamme Walk-E. En France, il existe 7 752 établissements et 592 900 lits. En moyenne, chaque EHPAD compte 76 places. L’âge moyen des résidents est de 87 ans pour les femmes et 83 ans pour les hommes. Les personnes classées en GIR 3 et 4 représentent 33% des résidents, soit 25 résidents par EHPAD en moyenne. Entre 2007 et 2010, le nombre de personnes accueillies en EHPAD a augmenté de 16%.

30% du budget des EHPAD est dédié aux Soins et à la gestion de la Dépendance des résidents, et permet d’acquérir des dispositifs médicaux (70% est orienté vers l’Hébergement, et ne concerne pas les frais de dispositifs médicaux). Les budgets de Soins et Dépendance sont fixés par les ARS et l’APA (Aide pour l’Autonomie), et sont en partie pris en charge par la sécurité sociale. A lui seul, le budget Soins correspond à une enveloppe moyenne d’environ 32€/jour/résident, soit 11 680€ par an pour un patient. Depuis le plan Solidarité grand âge de 2008, d’importants efforts sont faits pour améliorer l’accompagnement médical des personnes âgées accueillies en établissements. 1 926 millions d’euros, appelés crédits de médicalisation, y ont été consacrés. La CNSA s’efforce de répartir ces crédits en s’appuyant sur l’analyse des besoins en soins des établissements. Cette enveloppe peut être dépensée pour l’acquisition de dispositifs médicaux tels que les robots Walk-E.

Par ailleurs, plusieurs groupe d’EHPAD leaders sur le marché sont en recherche active de solutions innovantes pour attirer de nouveaux résidents et améliorer les conditions de travail de leurs employés.

Ce segment permet seul d’ambitionner le placement de 32 000 équipements Walk-E en France, dans les 5 années suivant la mise sur le marché, pour un potentiel hexagonal de 160 000 équipements.

Les PSAD

Il s’agit du second marché naturel de la gamme Walk-E, il représente le plus fort potentiel commercial avec un marché de 200 000 équipements envisageables en France.

Les PSAD fournissent des dispositifs et services dans 3 secteurs principaux : oxygénothérapie, perfusion à domicile et maintien à domicile. Ce troisième secteur connait une forte croissance du fait qu’il soit un axe majeur de la politique sanitaire française. Les PSAD prennent en charge 1,2M de patients chaque année. Les prestations liées à la dépendance représentent 42% des patients.

Le marché des PSAD est néanmoins très sensible au niveau de prise en charge du produit et nécessite l’intégration d’un distributeur dans la chaine de valeur de Walk-E. Cette situation est compatible avec le positionnement prix de la gamme Walk-E, dès lors que son service médical rendu aura été validé.

Les SSR

En 2016, 1 843 établissements déclaraient une activité de SSR, pour une capacité de 110 000 lits environ, soit 60 par unité en moyenne : cela représentait 37 millions de journées d’hospitalisation en 2014. Parmi les patients, 24 à 37% sont classés GIR 3 et 4, et sont donc potentiellement concernés par le dispositifs Walk-E.

Cependant, ce secteur ne sera intéressé que par le robot Walk-E le plus complet en termes de fonctionnalités, c’est-à-dire le Walk-E 4, comprenant le logiciel d’analyse de la marche.

LE MARCHÉ

Les projections démographiques prévoient que la proportion de seniors dans la population mondiale aura doublé en 2040, passant de 7% de la population à 14%, sous le double effet du baby-boom et de l’augmentation générale de l’espérance de vie.

La longévité amène très souvent de troubles de la marche et de l’équilibre. Le vieillissement de la population s’accompagne d’un accroissement du nombre de sujets âgés dépendants. Aujourd'hui un tiers des personnes âgées de 65 à 74 ans et deux tiers de celles de plus de 85 ans rapportent des difficultés pour marcher 400 mètres (Source : La revue médicale Suisse)

En 2014, au sein de la population française de 60 ans ou plus, 2 708 800 personnes utilisaient une aide technique à la mobilité et un aménagement du logement (Source : Drees). Cela concerne 1 personne sur 4 pour les 65 ans et plus, et 2 personnes sur 3 pour les 85 ans et plus.

Le marché mondial de l’aide technique à la mobilité est estimé à 5,5 milliards de dollars aujourd’hui, et devrait atteindre8 milliards de dollars d’ici 2020, avec un taux de croissance annuel de 9,2% (Source : Grand view research). Ce marché est stimulé par les initiatives des politiques publiques des pays vieillissant, pour le maintien à domicile des personnes âgées, en renforçant les cadres de remboursement et les investissements en R&D pour le développement de nouveaux produits. Ainsi, malgré leur limitation, les déambulateurs premium sont identifiés comme le segment le plus lucratif de ce marché.

L’Europe représente plus de 30% de la part des revenus sur le marché des appareils de mobilité personnelle derrière les US (35% de part de marché en 2013). Ce marché devrait également connaitre une croissance forte dans la région Asie-Pacifique en raison de la croissance de la population gériatrique, de l’augmentation du revenu disponible et de la sensibilisation au bien vie.

La concurrence

Les principaux concurrents de GEMA sont les déambulateurs motorisés et robotisés.

Les déambulateurs motorisés

Quatre déambulateurs motorisés sont commercialisés depuis quelques années : Beactive, RT1, RT2 et Ello.

Ces dispositifs sont conçus sur un principe identique : les roues arrière sont motorisées et constituent une aide active à la marche. L’activation des moteurs et le choix de la vitesse se font par boutons ce qui génère une charge cognitive non négligeable pour l’utilisateur, et donc du stress et un danger. La différentiation entre ces dispositifs se fait au niveau de l’interface utilisateur.

Il ressort des retours marché que l’activation des fonctions au travers d’une boite à boutons, aussi simple soit-elle, est une tâche supplémentaire difficile à exécuter, notamment conjointement à la marche, pour des personnes âgées fragiles. De fait, ces dispositifs sont cantonnés à une utilisation de « transport de charge » par les usagers et ne résolvent pas les situations de mobilités altérées (GIR 3 et 4).

Les déambulateurs robotisés

Deux dispositifs concurrents de GEMA sont connus à ce jour : le robot LEA, commercialisé par la société néerlandaise Robot Care Systems, et FriWalk, encore à l’état de projet porté par l’université de Trente en collaboration avec par Siemens.

Ces déambulateurs disposent de roues motorisées pour assister activement l’utilisateur lors de sa marche, et des fonctions supplémentaires dédiées au guidage, à l’évitement d’obstacles et intègrent une interface Homme-Machine.

L’interface Homme-Machine du LEA permet à son utilisateur d’être connecté à ses proches, d’avoir accès à son agenda ou de disposer de musiques entrainantes pour danser. Toutes les activités de l’utilisateurs sont enregistrées pour être analysées.

Le FriWalk est associé à des semelles instrumentées, placées dans les chaussures de l’utilisateur pour analyser la marche. Une caméra permet aussi d’analyser l’expression faciale de l’utilisateur pour en déduire les émotions.

Néanmoins, il semble que ces deux produits ne représentent pas une solution satisfaisante :

  • LEA a été présenté à la commercialisation en juin 2018 à un prix voisin de 10 000€, ce qui le cantonne à une niche réduite d’utilisateurs individuels aisés. La décomposition technologique du produit fait ressortir que les capteurs choisis (LIDAR) sont à l’origine de ce coût élevé, et limitent fortement l’optimisation futur du coût du produit.

  • En 2018, FriWalk apparait comme encore au stade de la collaboration universitaire. Siemens indique comme objectif désirable, un prix pour la déambulation aidée de 2 000€ en milieu hospitalier.

Utilisation des fonds

L’entreprise GEMA lève 500 000€ pour financer :

  • La réalisation de l’étude nécessaire à l’obtention du marquage CE.
  • La conception d’une pré-série puis d’une série de robots.
  • Le lancement commercial, notamment par la participation à plusieurs salons.
  • La vente de 15 premiers équipements auprès d’EHPAD.
  • Le lancement des études d’efficacité nécessaires pour l’inscription des robots sur la LPPR, et ainsi un remboursement par l’Assurance Maladie, avec un objectif d’obtention en 2020.

Cette première levée de fonds sera complétée par deux levées de fonds :

  • 1M€ Q1 2020 pour accélérer l’industrialisation et la commercialisation et atteindre un chiffre d’affaires de 500 000€.
  • 2,1M€ Q1 2021 pour attaquer tous les segments de marché ciblés par GEMA, et atteindre la rentabilité sur le même exercice.

A ce jour, le projet a reçu plusieurs financements :

  • 1,3M€ lorsque le projet était encore développé au sein de l’ISIR et de l’Université de la Sorbonne.
  • 450k€ issus de prix et subventions : Bourse French Tech, I-Lab, Maturation SATT Lutech.

Plan d'action

Conception et validation de la pré-série (janvier 2019 –septembre 2019)

Cette phase doit permettre à GEMA de valider le châssis commun à toutes les versions du robot Walk-E. A l’issue de cette phase, GEMA disposera des fichiers 3D, permettant de fabriquer une quinzaine d’équipements. La partie électronique spécifiquement conçue pour Walk-E et l’implémentation logicielle, déjà sécurisées, seront développées en parallèle. L’assemblage des équipements sera réalisé par GEMA. Les modules seront ensuite testés et validés. Des actions correctives seront enfin menées pour obtenir les équipements Walk-E 3 fonctionnels, nécessaires à la validation réglementaire.

Protocole d’évaluation clinique (septembre-octobre 2019)

Un protocole d’évaluation sera rédigé, spécifiant la population étudiée, les tests à réaliser et le questionnaire de satisfaction. La population étudiée (utilisateurs finaux potentiels) sera recrutée parmi les patients ayant hospitalisés à l’hôpital Charles Foix ainsi que dans un EHPAD associé à l’établissement.

Un précédent protocole a déjà été déposé auprès d’un Comité de Protection des Personnes (CPP, équivalent des Comités d’Ethique de la Recherche, présents dans les pays anglo-saxons), qui l’avait accepté fin 2016 ; cette étape consistera en modifier et actualiser ce protocole, permettant de réduire les délais administratifs des études. GEMA pourra alors tester les pré-séries et modifier son cahier des charges en fonction des retours d’utilisation.

Essais techniques pour l’obtention du marquage CE Dispositif Médical de classe 1 (juillet – septembre 2019)

La mise sur le marché d’un Dispositif Médical (DM) est conditionnée à l’obtention du marquage CE. Ce dernier traduit la conformité du dispositif aux exigences de sécurité et de santé énoncées dans la législation européenne. Le marquage CE DM de classe 1 consiste en la création de la documentation technique, incluant les résultats d’essais cliniques, et la mise en place de processus obligatoires décrivant le système de management de la qualité (SMQ) ISO 13 485.

Les essais techniques en vue de la constitution du dossier pour le marquage CE seront effectués par un laboratoire indépendant accrédité, le CERAH (Centre d’Etudes et de Recherche sur l’Appareillage des Handicapés). Le choix de ce laboratoire facilitera la reconnaissance européenne du robot Walk-E et la prise en charge par les organismes d’assurance maladie.

Lancement commercial (septembre 2019)

Le lancement commercial du robot se fera lors de sa présentation au salon international des aides techniques, REHACARE, fin septembre 2019, à Dusseldörf. Walk-E sera ensuite présenté dans les salons dédiés français itinérants (Age 3R, Autonomic) et aux sociétés savantes (SNMC, JASFGG).

Démarches pour une prise en charge par l’Assurance Maladie (à partir de décembre 2019)

Afin d’obtenir une prise en charge par l’Assurance Maladie, GEMA doit procéder à l’inscription de ses robots sur la Liste des Produits et Prestations Remboursables (LPPR). Pour qu’un produit soit inscrit sur la LPPR, il doit pouvoir démontrer une amélioration du service attendu ainsi qu’une rentabilité (qui s’exprime en réduction des dépenses de sécurité sociale). Cette inscription peut être réalisée par voie classique (chemin (1) du plan d’action), après une instruction de 180 jours par la Haute Autorité de Santé (HAS), ou bien par la voie du Forfait Innovation (chemin (2) du plan d’action).

Le Forfait Innovation consiste en une prise en charge forfaitaire dérogatoire et transitoire, ayant pour objectif de faciliter l’accès au marché de technologies innovantes en phase précoce de développement clinique. Cette prise en charge est décidée par les ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale, après avis de la HAS suite à une évaluation de 45 jours. GEMA a entamé des discussions avec la HAS à cette fin [Voir lettres d’intérêt dans l’espace documentaire].

Essais en EHPAD et SSR pour documentation médicale (à partir de février 2020).

GEMA s’attachera à démontrer les bénéfices des robots Walk-E sur les 4 points suivants :

  • Amélioration et/ou maintien de l’état de santé de la personne âgée, par une mesure quotidienne avec et sans le robot, associée à un questionnaire de satisfaction.
  • Diminution des risques d’accident pour la personne âgée. La majorité des chutes survient lors d’une activité de marche ou de passage de la position assise à debout (69%). Ce bénéfice sera évalué grâce à une analyse comparative menée sur plusieurs résidents utilisateurs et non utilisateurs du robot.
  • Amélioration des conditions et/ou du cadre de travail des professionnels en établissement. Ce bénéfice sera analysé par une mesure comparative du nombre de jours d’arrêts de travail sur un service disposant du robot avec un service n’en disposant pas.
  • Economie de temps pour le professionnel de santé portant à la fois sur l’accompagnement du résidant, sur les soins supplémentaires engendrés par une mise au fauteuil, et sur la prise en charge d’une chute. Pour ce dernier bénéfice, une étude comparative sera réalisée, avec la tenue d’un journal de bord par les professionnels de santé.

Le futur / Objectifs

Le projet de GEMA est de créer en 4 ans un acteur leader de son domaine avec un succès commercial avéré et une position de marque forte, lui permettant de choisir les meilleures conditions pour la sortie des investisseurs l’ayant accompagnée. Cet objectif de sortie est fixé à 5 ans et plusieurs pistes de sortie sont envisagées : le rachat par un tiers industriels intéressé par la technologie, ou l’introduction en bourse sur le marché Euronext à horizon 2024.




FAQ de la startup

Que sont les GIR ?

Les GIR sont les Groupes Iso-Ressources, définis par la procédure AGGIR, qui mesure l’autonomie des personnes âgées de plus de 60 ans. Ce classement répertorie 6 catégories de personnes, par niveau de dépendance décroissant. Le GIR 1 regroupe les personnes âgées confinées au lit ou en fauteuil, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessitent la présence continue d’intervenant. Le GIR 2 correspond à deux catégories de personnes âgées dépendantes : les personnes confinées au lit ou en fauteuil, dont les fonctions mentales ne sont pas totalement altérées, et qui ont besoin d’une prise en charge pour la plupart des activités de la vie courante, et les personnes dont les fonctions mentales sont gravement altérées, mais qui ont conservé leurs capacités de se déplacer. Le GIR 3 réunit les personnes qui ont conservé leur autonomie mentale mais qui ont besoin d’être aidées tous les jours et plusieurs fois par jour pour accomplir les gestes de la vie courante (se lever, se coucher, s’habiller, aller aux toilettes, etc.). Le GIR 4 correspond à deux catégories de personnes : les personnes qui ont besoin d’aide pour se lever et se coucher mais qui peuvent ensuite se déplacer seules à l’intérieur du logement (une assistance leur est parfois nécessaire pour l’habillage et la toilette), et les personnes qui n’ont pas de difficultés à se déplacer mais qui ont besoin d’une aide pour les activités corporelles et pour les repas. Le GIR 5 regroupe les personnes qui ont besoin d’une aide ponctuelle pour la toilette, la préparation des repas et le ménage. Le GIR 6 désigne les personnes ayant totalement conservé leur autonomie dans les actes de la vie courante.

Est-ce que je peux bénéficier d’une réduction d’impôt en investissant dans Gema ?

En investissant dans Gema via une de nos sociétés intermédiaires, vous pourrez bénéficier d’une réduction de votre IR à hauteur de 18% du montant investi. Ce montant pourra être porté à 25%, suite à parution du décret visé au II de l'article 74 de la loi de finances 2018, c'est à dire suite à validation par l'Union Européenne de ce nouvel avantage fiscal. Vous pouvez également choisir de bénéficier de déductions fiscales à la sortie sur les plus values réalisées en souscrivant au travers de votre compte PEA ou PEA PME.