Axibio Solutions innovantes de traitement des biodéchets

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Axibio conçoit et commercialise des solutions innovantes de traitement des biodéchets, made in France et protégées par 3 brevets. Déjà installées auprès de professionnels et collectivités locales, elles permettent à tous les producteurs de biodéchets d'entrer en conformité avec la future réglementation de 2024.

Points forts

  • Une technologie de séparation des erreurs de tri et de compactage des biodéchets protégée par 3 brevets français (en cours de dépôt au niveau européen).
  • Un positionnement idéal par rapport à l'évolution de la réglementation, très favorable à Axibio : d'ici à 2024, l'ensemble de la population française (professionnels et particuliers) devra trier ses biodéchets
  • Des installations déjà réalisées et concluantes auprès de restaurateurs, collectivités territoriales et syndicats de traitement de déchets (en cours d'installation). A ce jour et pour l'exercice 2019, Axibio a sécurisé plus de 450 k€ de chiffre d'affaires

L'équipe

Pierre-André Galy
Pierre-André Galy
Président
Marc Eyraud
Marc Eyraud
Directeur Général

La problématique

Nous produisons, en France, près de 12 millions de tonnes de biodéchets par an. Les biodéchets, c'est-à-dire les déchets biodégradables alimentaires, sont un gisement d'énergie verte important. En effet, d'un point de vue énergétique et agronomique, la valorisation des biodéchets permet d'obtenir du biogaz, de la chaleur et/ou du compost riche en nutriments. On estime qu'1 tonne de biodéchets, valorisée en méthanisation, permet de produire 100 m3 de biométhane et près de 900 kg de fertilisants organiques. Cette quantité de biométhane, en termes de puissance énergétique, équivaut à 72 litres d'équivalent gasoil ou 85 kg de charbon, ou encore la quantité de carburant nécessaire pour parcourir 1 000 km en voiture. Malheureusement, cette source d'énergie potentielle est sous-exploitée.

Plusieurs raisons à cela :

  • La collecte des biodéchets n'est pas encore généralisée. Elle ne concerne que les "gros producteurs" (dont la production est supérieure à 10 tonnes / an) et seulement 7% des particuliers en France ont accès à une collecte séparée des biodéchets. Cette collecte est une problématique particulièrement complexe en milieu urbain.
  • Nos systèmes de collecte de déchets sont mal adaptés aux biodéchets. Les technologies existantes ne répondent pas aux enjeux logistiques spécifiques des biodéchets, et les inévitables erreurs de tri sont souvent traitées manuellement. Il s’avère donc difficile de produire des substrats de qualité pouvant être employés dans l'agriculture ou dans les usines de production de biogaz. Par conséquent, les agriculteurs accordent une confiance relative aux composts issus de biodéchets, par crainte d'y trouver des microplastiques ou d'autres éléments non compatibles avec les normes relatives aux amendements des sols.
  • Un grand nombre d’acteurs soumis à la réglementation ne procède pas au tri sélectif des biodéchets, faute de solutions de valorisations géographiquement proches ou efficientes.

Pourtant, la valorisation des biodéchets dans des filières adaptées, telles que le compostage ou la méthanisation, est rendue obligatoire en France. Si elle ne concerne à ce jour que les gros producteurs, c'est à dire les acteurs produisant plus de 10 tonnes de biodéchets par an (équivalent d'un restaurant de 200 couverts / jour toute l'année), la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) exige que, dès 2024, la valorisation des biodéchets soit généralisée à toute la population, ménages inclus, à partir du 1er kilo. Or, les collectivités et les plus petits producteurs de biodéchets ne sont pas équipés pour répondre à cette obligation légale, ni pour valoriser efficacement les biodéchets.

Le concept

Axibio conçoit et commercialise des équipements connectés, fabriqués en France, et des systèmes d'information pour la collecte et le traitement des biodéchets alimentaires, vers des solutions de méthanisation et/ou de compostage.

Les machines connectées développées par Axibio sont installées directement chez le client professionnel (restaurant collectif, marché, ...).

Grâce à leur technologie triplement brevetée, ces machines collectent et compactent les biodéchets de manière simple et propre, et séparent les erreurs de tri, le tout dans des caisses-palettes pour un transport simple et sécurisé. Grâce à leur module connecté, elles remontent en temps réel des informations (poids, taux de remplissage, ...).
Associées au portail web développé par Axibio, elles permettent à leurs clients de gérer à distance l'administratif, la logistique et la traçabilité des biodéchets, et aussi de suivre les pertes alimentaires.

Cette solution globale permet aux clients d'Axibio :

  • D'optimiser la logistique de collecte des biodéchets : réduction et anticipation du nombre de tournées, simplification du transport, réduction des coûts.
  • De fournir une matière propre pour la valorisation (méthanisation et compostage), nécessitant peu de traitements supplémentaires.
  • De gérer les données et la traçabilité des biodéchets, et donc d'être en conformité avec la réglementation.

Produits / services

Axibio a développé différentes machines, associées à une infrastructure numérique dédiée, pour répondre aux différents besoins de ses clients.

L'A600 pour les gros producteurs professionnels de biodéchets


Première machine développée par Axibio, l'A600 est un équipement connecté de compactage des biodéchets et de séparations des erreurs de tri destiné aux producteurs professionnels de biodéchets (restaurants, traiteurs, supermarchés, ...) déjà soumis à la réglementation de tri et valorisation des biodéchets. Directement installée chez le client producteur, l'A600 mesure en continu le poids des biodéchets déposés et assure une correction des erreurs de tri ; la trappe vide-sac permet à l'utilisateur de récupérer les sacs spécifiques développés et fournis par Axibio et de ne pas jeter ceux-ci avec la matière organique ; un récupérateur magnétique de couverts permet d'améliorer la qualité du tri en amont au niveau des tables de desserte (en restauration) et d'écarter les éléments métalliques qui pourraient être malencontreusement jetés avec la matière organique. Puis, cette machine compacte les biodéchets. Le substrat récupéré dans l'A600, trié et compacté, peut être directement valorisé en méthanisation ou en compostage.

Le triptyque GaïaBox, GaïaPro & Bioséparateur, pour les particuliers, petits producteurs et collectivités locales

Pour les plus petits producteurs de biodéchets, Axibio a conçu une triple solution interconnectée de collecte et gestion des biodéchets.

La GaïaBox


Point d'apport volontaire (PAV) connecté, dédié à recevoir les biodéchets des particuliers et professionnels (production de biodéchets < 10 tonnes)
La GaïaBox est installée par les collectivités locales sur la voirie ou dans des espaces publics dédiés, et peut recevoir les biodéchets de 250 personnes, ou 80 foyers.
Dotée d'un ordinateur embarqué et d'une balance connectée, elle identifie chacun de ses utilisateurs grâce à un système de contrôle d'accès par badge, mesure les poids déposés et remonte les informations en direct dans le portail web de gestion.
Les utilisateurs vident leur bioseau de 7 litres (particuliers) ou 30 litres (professionnels) dans la GaïaBox dotée d’une caisse-palette standard. Ces caisses-palettes sont collectées par rotation : à chaque enlèvement, une caisse propre vient en substitution de la caisse collectée (hygiène assurée). Le contenu de ces caisses est ensuite traité dans un équipement de type Bioséparateur, qui peut être fourni par Axibio, installé sur un site dédié.
Un mécanisme anti-vandalisme est également intégré pour protéger la machine installée en extérieur. Un arceau anti-vandalisme est intégré pour protéger le mécanisme de la pédale d’ouverture du capot de la GaiaBox installée en extérieur.

La GaïaPro


Proche de l'A600 dans son design, la GaïaPro est destinée aux établissements de faible production de biodéchets (équivalent d'un restaurant de moins de 200 couverts / jour toute l'année). Comme l’A600, elle permet le vidage et la récupération des sacs, mais sans effectuer de traitement sur la matière (comme la GaïaBox) ; elle intègre un ordinateur embarqué assurant la gestion du poids et des documents réglementaires.

Le Bioséparateur


Ligne autonome de traitement des déchets. Destiné aux territoires de 100 000 habitants non équipés d'unité de traitement, ce module est alimenté, en circuit court, par les caisses-palettes des GaïaBox et des GaïaPro.

Le bioséparateur compacte les biodéchets et sépare les indésirables, comme l'A600 à plus petite échelle.
Sa capacité de production est de 3 000 tonnes par an, soit 4 caisses à l'heure. Totalement encapsulé, le bioséparateur assure la sécurité d'un travailleur isolé.
Le module s'installe sur une dalle industrielle couverte (pas de génie civil nécessaire), et ne nécessite pas non plus de déclaration ICPE (Installations Classées pour la Protection de l'Environnement), ce qui facilite son implémentation.

Le portail web de gestion


Les machines Axibio sont connectées à un portail web de gestion, développé en propre par l'entreprise, qui permet :

  • La gestion administrative et réglementaire de la collecte et du traitement des déchets : émission et archivage des documents d'accompagnement commercial, tenue du registre des déchets non-dangereux, bilans annuels, bibliothèques des textes réglementaires
  • D'indiquer les pertes alimentaires
  • De piloter la collecte
  • De suivre la valorisation des biodéchets : tableau de bord sur les quantités des biodéchets générées par l'activité de l'utilisateur, information sur la production de biogaz et de fertilisants organiques
  • D'assurer la traçabilité complète avec l'application Axibio installée sur le smartphone du collecteur et les puces NFC qui sont apposées sur les caisses-palettes.

Chaque acteur impliqué dans la collecte et la valorisation des biodéchets, que ce soit les ménages, les entreprises, les collectivités ou les centres de valorisation, peut accéder à une information de qualité via ce portail, selon son profil.

Valeur ajoutée et éléments différenciants

Pour la Restauration

Compétitivité et performance des machines
Les machines Axibio sont aujourd'hui les seules sur le marché à :

  • Proposer un module de séparation des erreurs de tri et de compactage in situ, protégé par 3 brevets. Il s’agit du seul équipement de ce type actuellement sur le marché.
  • Atteindre un volume de biodéchets réduit : le volume des biodéchets insérés dans les machines est divisé par 3 grâce au traitement mécanique effectué par l'A600, le tout avec une consommation électrique très faible.
  • Etre connectées en continu avec un portail web de gestion, qui permet de simplifier la gestion administrative de la collecte et du traitement des déchets.

Un design ergonomique adapté au métier de la collecte des biodéchets
Par leur design simple et le système d’alimentation par sacs de 110 litres conçus par Axibio, compatibles avec les porte-sacs standards utilisés dans la restauration, le stockage des biodéchets dans des caisses-palettes standards est également une valeur ajoutée des machines Axibio. En effet, les dimensions des caisses-palettes Axibio sont identiques à celles utilisées dans les secteurs de la livraison et du transport. Les biodéchets peuvent donc être collectés grâce à des transpalettes classiques, qui permettent de déplacer des charges lourdes en toute sécurité et sans effort pour l’agent de collecte, le tout sans nuisances olfactives et sans avoir à déployer un modèle logistique complexe.

Des machines imaginées pour l'économie circulaire et les circuits courts
Aujourd’hui, les biodéchets collectés sont d’abord déconditionnés et traités avant d’être valorisés par les méthaniseurs et compostières. Ces étapes de déconditionnement et traitement sont effectuées par quelques entreprises, éloignées des lieux de production de biodéchets. Grâce au tri des biodéchets, à leur compactage et à la correction des erreurs de tri effectués par les machines Axibio, ces étapes intermédiaires ne sont plus nécessaires et le substrat peut directement être employé par les unités de valorisation proches des lieux de collecte. Axibio permet donc de mettre en place une gestion des biodéchets en circuit court, participant à la production d’énergie locale et à la mise à disposition de fertilisants organiques pour les cultures locales (en substitution des engrais chimiques).

Conformité réglementaire
Axibio est aujourd’hui un des rares acteurs à proposer une gestion automatisée, digitale, fiable et continue des données de collecte et de traçabilité des biodéchets. Les données proviennent directement des machines A600. Entre autres, la pesée automatique permet de mesurer le poids des biodéchets jetés, ce qui constitue un élément clé de la solution puisqu’il s’agit d’une donnée réglementaire à communiquer aux autorités publiques.
A l’aide de cet outil, les responsables de site peuvent extraire les rapports d’information édités automatiquement.

Pour les collectivités locales

Un design ergonomique adapté au métier de la collecte des biodéchets
Axibio a revisité la conception des points d’apport volontaire pour les adapter aux contraintes des biodéchets ainsi qu’aux quantités déposées par les particuliers, en conservant le maillage classique des points d’apports volontaires utilisé pour les autres flux de déchets (verre, papier, ordure ménagère).

Les GaïaBox équipées de caisses palettes sont particulièrement ergonomiques pour les utilisateurs : ouverture des capots mains libres grâce au mécanisme à pédale, seuil de chargement très bas (moins de 1 mètre). Le frein de fermeture du capot est le garant d’un silence d’usage très agréable quand le produit est placé en pied d’immeuble.

Compétitivité et performance des équipements
Le bioséparateur Axibio est adapté aux biodéchets issus d’un tri à la source. La technologie développée par Axibio est beaucoup plus simple et économique que celles nécessaires pour traiter les biodéchets fortement emballés issus de la grande distribution. Les bioséparateurs Axibio sont moins chers que les technologies actuelles.
Par ailleurs, le tri à la source correspondant à la réglementation européenne va se généraliser alors que le gisement de la grande distribution a vocation à fortement diminuer sous la pression des associations luttant contre le gaspillage alimentaire, mais aussi une meilleure gestion des stocks et des dates de péremption.

Un ecosystème imaginé pour l'économie circulaire, les circuits courts et la protection de l'environnement
A travers les GaïaBox pour les particuliers, et les GaiaPro pour les petits producteurs professionnels, Axibio a conçu des équipements pour collecter les gisements diffus.
Les caisses collectées sont apportées sur le site du bioséparateur Axibio capable de traiter un territoire de 100 000 habitants, correspondant, en Europe, à un cercle d’un rayon de 10 (zone urbaine) à 30 km (zone rurale). Les biodéchets épurés et compactés partent ensuite en gros volumes sur les sites de valorisation pour y être traités.
Axibio a volontairement choisi de bannir tous les types de sacs plastiques et base sa démarche de collecte sur l’utilisation de bioseaux. Les nombreuses critiques sur les sacs biodégradables, ainsi que les contraintes sur les process de compostage ne permettent pas de sécuriser à 100% l’absence de microparticules de plastiques résiduels dans les composts. De plus, ces sacs ne sont pas adaptés à la méthanisation.

Conformité réglementaire
La solution Axibio pour les collectivités répond à tous les critères de la réglementation européenne sur les biodéchets : généralisation du tri à la source, mise à disposition pour chaque citoyen d’une solution lui permettant de ne pas jeter ses biodéchets avec les ordures ménagères résiduelles, valorisation par un retour à la terre de qualité et progression vers la tarification incitative.
Le système d’exploitation du bioséparateur permet une gestion entièrement digitalisée des documents réglementaires, et un pilotage des collectes.
Le contrôle d’accès innovant d’Axibio, avec pesage des poids déposés permet aux élus la mise en place d’une comptabilité environnementale individualisée, à partir de laquelle il devient possible de bâtir des politiques robustes d’incitation au tri et de gestion des déchets.

Stratégie d’acquisition

Axibio adresse deux types de clients : les "gros producteurs" et les collectivités territoriales.

Stratégie d'acquisition des "gros producteurs"

Les clients "gros producteurs" d'Axibio sont les entreprises, établissements scolaires et universitaires, établissements de santé, EHPAD, hôtels, parcs de loisirs, marchés, chaines de restauration, ... produisant plus de 10 tonnes de biodéchets/an. Pour adresser ces acteurs, Axibio s'appuie sur ses propres forces de ventes internes pour de la vente directe, mais aussi sur des relais commerciaux de partenaires pour de la vente indirecte, tels que :

  • Les agents commerciaux spécialisés : pour accélérer son développement commercial, Axibio peut s'appuyer sur des agents commissionnés ou des apporteurs d'affaires. Ces agents agissent sur un périmètre géographique déterminé pour le compte d'Axibio.
  • Les équipementiers de la collecte de déchets : concepteurs de matériel destiné à la collecte des déchets, ils sont nombreux à avoir besoin d'une solution spécifique aux biodéchets, qu'ils n'ont pas encore en catalogue. Axibio noue des partenariats commerciaux avec ces acteurs, et bénéficie ainsi de leurs réseaux d'agences et de leur force commerciale pour accélérer l'introduction de ses produits sur le marché.
  • Les collecteurs / recycleurs : nombreux et concurrencés, les collecteurs sont également en recherche de solutions pour les biodéchets, qui leur permettront de se différencier par rapport à la concurrence et d'être compétitifs au moment de l'application de la LTECV en 2024.

En complément, Axibio déploie une stratégie de prescription engagée pour favoriser la commercialisation de ses solutions. Les prescripteurs n'achètent pas les produits Axibio, mais proposent ses services à leurs clients, et peuvent recommander l'entreprise. Ces acteurs sont les entreprises de la restauration collective, les bureaux d'études spécialisés dans la gestion des déchets et le développement durable, les centrales d'achats, les associations professionnelles (syndicat de parcs et loisir, fédération professionnelle des entreprises du recyclage, groupement des indépendants de l'hôtellerie et de la restauration, ...) et les unités de méthanisation.

Stratégie d'acquisition des collectivités locales

Contrairement à la stratégie déployée pour les clients privés "gros producteurs", Axibio fait de la prescription sa politique d'acquisition principale auprès des collectivités locales. L'entreprise se repose sur des partenariats noués avec :

  • Les institutions publiques, puisqu'elles financent une partie des installations destinées à l'application future de la LTECV
  • Les syndicats de traitement des déchets
  • Les bureaux d'études spécialisés dans le conseil auprès des collectivités locales
  • Les fournisseurs d'énergie, puisqu'Axibio leur apporte une solution de captage et de raffinage des biodéchets, permettant d'alimenter des méthaniseurs, dont le biométhane sera ensuite injecté dans leurs réseaux de distribution
  • Les entreprises de collecte de déchets qui peuvent proposer à leurs villes clientes des solutions innovantes de traitement de biodéchets
  • Les unités de méthanisation, en recherche de matières de qualité pour fonctionner. Elles ont besoin de solutions de collecte efficientes telles que les propose Axibio.

Modèle économique

Le modèle économique d’Axibio se décline en :

  • Vente ou location financière des machines
  • Abonnement pour la maintenance
  • Ventes d’accessoires pour les machines : sacs et bioseaux de collecte, caisses-palettes, produits nettoyants, accessoires divers…
  • Abonnement à la plateforme numérique et aux datas. Le prix de l’abonnement diffère en fonction du profil de client : pour les acteurs de la restauration, abonnement de 80€/mois/équipement ; pour les syndicats de traitement des déchets équipés d’un Bioséparateur, abonnement de 20k€/an ; pour les collectivités locales : 4 200€/an pour 5 GaïaBox + 600€/an par GaïaBox supplémentaire (jusqu’à 27) + 84€/an par GaïaBox au-delà.

Les succès

Les premières ventes réalisées

Axibio a commercialisé plusieurs produits de sa gamme, à savoir :

  • Deux A600 en location dans deux lycées en Bretagne, dans un abonnement mensuel aux data
  • Trois GaïaBox (points d'apport volontaire) dans le Morbihan
  • Un bioséparateur proto auprès du Syndicat Intercommunal pour le Transfert et le Traitement des Ordures Ménagères du Morbihan Intérieur (SITTOMMI), fonctionnel à la fin de l’année 2019.

Un réseau de collaborations

En application de sa stratégie commerciale, Axibio a noué des partenariats de vente et de prescription avec différents acteurs de renommée dans leur secteur d’activité :

  • Liger, unité de méthanisation en Bretagne.
  • GrDF, avec la mise en place d’une collaboration opérationnelle dans l’Ouest de la France. Axibio est un vecteur pour l’entreprise gazière lui permettant de populariser le biométhane et ses usages auprès du grand public, à travers la mise en place de collectes sélectives municipales.
  • ESE, leader européen du bac et du conteneur de collecte, grâce à qui Axibio a pu exposer ses solutions sur le salon Pollutec et lors d’événements clients organisés par l’entreprise ;
  • La Tournée Verte, logisticien et collecteur de déchets en Bretagne ;
  • Environnementis, un collecteur-recycleur francilien.

De nombreuses distinctions

  • Lauréat du programme French Tech Emergence, ce qui a permis à l'entreprise de recevoir une subvention de Bpifrance de 45.000 € et d'être catégorisée comme entreprise innovante
  • Obtention d'un prêt d'honneur de Hauts-de-Seine Initiative (France Active) de 20.000 euros, assorti d'un prêt commercial de 50.000 euros octroyé par le CIC et contre-garanti par France Active
  • Sélectionné par le CNAM pour rejoindre son incubateur : Axibio y a été pendant 6 mois, lui permettant de bénéficier de nombreuses mises en relation, d'avoir des formations et de l'accompagnement, en plus d'une reconnaissance technique
  • Grand Prix du Jury des Trophées des Services Innovants : parrainé par WikiPME et Ernst & Young, ce challenge récompense les solutions innovantes en matières de service et de smart city
  • Lauréat du challenge French IOT (Groupe LaPoste) : programme annuel d'accélération piloté par Docapost (filiale du Groupe LaPoste) qui réunit chaque année les 15 startups les plus prometteuses dans le domaine de l'internet des objets (IoT) avec pour objectif majeur d'exposer au CES de Las Vegas
  • Exposant au CES de Las Vegas en 2019 : Axibio a établi de nombreux leads avec des prospects français et internationaux, et cette exposition lui a permis d'acquérir une notoriété et une image technologiques
  • Obtention du label Energized by Tenerrdis : délivré après sélection et jury par Tenerrdis (le pôle de compétitivité de la région Auvergne-Rhône-Alpes dédié aux énergies renouvelables et à la biomasse), ce label reconnait le caractère innovant des solutions soumises et permet d'avoir une visibilité renforcée auprès des acteurs économiques et des décideurs de la région
  • Sélectionné par Paris&Co pour rejoindre son incubateur : au niveau de la région Île-de-France, cette appartenance permet d'être mis en avant sur le territoire et d'être mis en relation avec des décideurs économiques d'importance (Ville de Paris, Veolia, GrDF, Citeo, Nexity, ...)
  • Grand Prix du Jury du Rotary Club de Rueil-Malmaison : a donné droit à une subvention de 3.000 euros et à une mise au catalogue des startups et PME soutenues par le Rotary Club.

Reconnaissance de l'ADEME

L’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME), organisme de la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et du développement durable, s’est engagée à accompagner financièrement les communautés de communes adhérentes au Syndicat SITTOMMI à s’équiper de points d’apport volontaire développés par Axibio. En effet, les biodéchets constituent un sujet majeur pour l’ADEME qui, de fait, s’intéresse de près aux produits développés par Axibio pour deux raisons :

  • La simplicité d’usage et l’ergonomie permises par les points d’apport volontaire
  • La technologie de contrôle d’accès avec pesage individuel des poids déposés.

Le marché

Axibio cible prioritairement deux segments de marché :

  • La restauration collective et commerciale. En France, on dénombre 73 000 établissements de restauration collective, dont 65% sont soumis à la réglementation de traitement des déchets. La restauration commerciale compte 150 000 établissements, dont 30% sont soumis à cette même réglementation. Ce secteur représente à lui seul un gisement potentiel de 2,4 M tonnes par an.
  • Les collectivités locales et les syndicats mixtes de traitement des déchets pour les ménages et petits producteurs. Il y a en France 467 syndicats mixtes, 1 406 communautés urbaines ou de communes (EPCI) et 424 communes responsables du traitement des déchets prochainement concernés par l’évolution de la réglementation. Les ménages et petits producteurs représentent un gisement potentiel de 6M de tonnes de biodéchets par an.


La France est en retard sur la collecte séparée de biodéchets, par rapport aux autres pays européens. A peine 10% de la population a accès à une collecte séparée, contre 40% pour l’Italie, 60% pour l’Allemagne, et 80% pour l’Autriche.

(Source : La collecte séparée des biodéchets, une solution d'avenir - Guide Pratique, à destination des collectivités - Compostplus.)

Dans un rapport de 2017, la Cour des Comptes a d’ailleurs épinglé plusieurs collectivités françaises pour leur retard pris dans la mise en place du tri sélectif des déchets, et recommande de développer, entre autres, le tri à la source et l’apport volontaire de biodéchets. Les tendances sociétales et réglementaires indiquent clairement qu’Axibio se positionne sur un marché porteur, mais sur lequel l’entreprise va devoir accélérer son développement commercial et prouver sa compétitivité.

La concurrence

Les biodéconditionneurs

Equipements industriels dont les objectifs sont de traiter les biodéchets emballés pour en séparer les emballages plastiques (films, barquettes, pots en plastique...) et autres conditionnements (métaux…).

Leur cahier des charges est centré sur les biodéchets des grandes surfaces, c'est-à-dire qu'ils sont capables de traiter les boites de conserves, les aliments emballés dans leurs barquettes, les films plastiques, les cartons. Ce sont des technologies lourdes et coûteuses et leurs capacités de production sont importantes (supérieure à 20 000t voire 50 000t / an).
La grande majorité des biodéconditionneurs nécessite de rajouter de l’eau pour le traitement des déchets, jusqu’à 1m3 par tonne de biodéchets traités pour certains équipements.

La technologie d’Axibio ne concerne pas les déchets fortement emballés, les technologies sont déjà existantes et le gisement de la grande distribution est en forte baisse. De très nombreuses solutions se déploient d’ailleurs pour réduire ce gisement, sur lequel il n’est donc plus intéressant de se positionner comme nouvel acteur. Axibio traite les déchets issus du tri à la source, provenant de la restauration et des particuliers. Les erreurs de tri varient entre 5 et 15 %. La technologie est donc plus simple, mais beaucoup moins chère.

Les sécheurs ou les équipements de traitement avec enzymes (éco-digesteurs)

Ces équipements, destinés au secteur de la restauration principalement, permettent de réduire le volume des biodéchets pour n’en conserver que la matière sèche par chauffage ou fermentation accélérée grâce à des enzymes. Leur avantage est de diviser par 7 le volume de biodéchets (contrairement à Axibio, qui le divise par 3). Cependant,

  • Ils ont une consommation électrique très élevée, jusqu’à 800 kWh/t contre 4 kWh/t pour l’A600 d’Axibio, rendant ces solutions difficilement soutenables sur le plan énergétique
  • Ils ne corrigent pas les erreurs de tri. La poudre obtenue après traitement contient donc tous les indésirables. Avant valorisation, la poudre doit passer par une étape préalable de séparation des erreurs de tri
  • Les poudres sont rarement acceptées par les méthaniseurs. Pour pouvoir les valoriser, ils doivent réhumidifier ces poudres qui, ayant été « cuites », reprennent difficilement l’humidité et ont surtout perdu tout pouvoir méthanogène
  • Le coût des équipements est élevé : le prix d’une machine pour traiter 1900 couverts/jour atteint plus de 50.000 € à comparer au prix de l’A-600 (inférieur à 20.000 €) qui de plus n’a pas de limite en termes de quantités journalières
  • Les poudres ne sortent pas de la catégorie déchets ; elles ne peuvent être considérées comme du compost et doivent de toute façon faire l’objet d’une valorisation en méthanisation ou compostage.

L’ADEME, sans proscrire formellement l’utilisation de ces appareils, n’est pas favorable à ces technologies et émet régulièrement des réserves à leur encontre dans des notes publiques.

Les broyeurs simples et broyeurs avec stockage déporté des biodéchets

Les broyeurs simples compactent les biodéchets, et divisent par 3 le volume des biodéchets, tout en étant à un prix équivalent à celui de l’A600 sans pesage, ni communication. De plus, ils ne séparent pas les erreurs de tri. La pulpe obtenue doit être envoyée sur un site de traitement souvent éloigné géographiquement. Les broyeurs avec stockage déporté ont une capacité de stockage plus importante, mais ce sont des équipements onéreux, dont l’installation est complexe et coûteuse, nécessitant une quantité d’eau importante pour transporter la pulpe vers le réservoir de stockage. Enfin, la collecte des biodéchets doit être réalisée par des camions citernes, qui sont des équipements spécifiques contrairement à Axibio, qui fait appel à des camions standards. Néanmoins, son avantage est de permettre un espacement des collectes.

Utilisation des fonds

Aujourd’hui Axibio lève 680 000€ pour :

  • Commercialiser : mettre en place une force de vente par le recrutement de profils commerciaux
  • Animer : déployer des opérations de marketing ciblées et développer son réseau de partenaires prescripteurs et distributeurs
  • Innover : finaliser les développements actuels, poursuivre la R&D afin de maintenir son avance technique et proposer de nouvelles fonctionnalités, et structurer son équipe technique grâce au recrutement d’un ingénieur et de sous-traitants pour la maintenance
  • Sécuriser : déposer de nouveaux brevets et étendre ceux déjà existants.

A ce jour, l’entreprise a été financée à hauteur de 270 K€ répartis ainsi :

  • Capital social initial, apport des fondateurs : 60.000 €
  • Apports en compte courant des associés : 90.145 € (fin 2018)
  • Subventions : 45.000 € (Bpifrance)
  • Prix : 3.000 € (Rotary)
  • Prêts : 70.000 € (HDSI / CIC)

Plan d'action

Roadmap technique

A N+6 mois après la levée de fonds :

  • Finalisation du contrôle d'accès sur la GaïaBox (hardware et software)
  • Intégration informatique des GaïaPro sur le portail restauration (hardware et software)
  • Productivité, optimisation et adaptation des A600 aux utilisations spécifques pour certains marchés.
  • Mise au point technique du bioséparateur prototype.

A N+12 mois après la levée de fonds :

  • Développement du système d'exploitation du bioséparateur
  • Développement du pesage communiquant pour le bioséparateur
  • Validation d'équipements de traitement de biodéchets (complément de gamme) et intégration de systèmes d'exploitation adaptés (traçabilité, pesage, gestion administrative).
  • Industrialisation du bioséparateur et optimisation de la technologie.
  • Etude de faisabilité sur un prototype de module d’ouverture de sacs.

A N+24 mois après la levée de fonds :

  • Finalisation de la technologie de bioséparation
  • Exploration d’une solution de bioséparation de plus grosse capacité
  • Développement d'un module d'ouverture et de vidage de sacs de biodéchets des particuliers à intégrer sur la ligne de bioséparation
  • Exploration de solutions intégrées d'hygiénisation
  • Exploration d'intégration des datas dans le système de monnaie développé par Liger (Cleancoin).

Roadmap commerciale

A N+6 mois après la levée de fonds :

  • Communication avec l'Ademe Bretagne autour de la mise en place de la collecte des biodéchets des ménages sur le territoire de Centre Morbihan Communauté
  • Organisation d'un événement (présentation bioséparateur, GaïaBox, contrôle d'accès et traçabilité) avec les élus locaux du Centre Bretagne, avec invitation de syndicats de traitement de déchets bretons et nationaux, et de collectivités territoriales diverses
  • Démarchage systématique de tous les syndicats mixtes de traitement de déchets français pour présenter la solution destinée aux collectivités locales
  • Démarchage de tous les bureaux d'études et recycleurs pouvant prescrire les solutions développées par Axibio
  • Poursuite du déploiement des solutions Axibio sur l'ensemble du périmètre de responsabilité du SITTOMMI (nouvelles GaïaBox)
  • Mise en place d'un projet avec une autre collectivité locale
  • Recrutement d'un premier commercial.

A N+12 après la levée de fonds :

  • Identification de toutes les unités de méthanisation et/ou compostières existantes ou à venir, en France, pouvant devenir partenaires dans la mise en place d'écosystèmes territoriaux de collecte et valorisation, s'appuyant sur les solutions Axibio
  • Identification des interlocuteurs clés dans chaque région française et rencontre d'un certain nombre d'entre eux pour présenter - référencer le cas échéant - les solutions Axibio pour la gestion des biodéchets des lycées dont elles ont la gestion et pour leurs plans régionaux de gestion des déchets
  • Placement de la solution GaïaPro auprès des chaînes de restauration commerciale et rapide
  • Recrutement d'un deuxième commercial.

A N+24 mois après la levée de fonds :

  • Référencement des solutions Axibio auprès de l'UGAP pour les marchés publics
  • Renforcement de l'équipe commerciale
  • Tests des solutions sur le marché du Benelux pour aborder la phase européenne.

Le futur / Objectifs

Axibio ambitionne de devenir un acteur de référence en France pour les équipements de collecte et de tri à la source des biodéchets, et ce en amont de l'application de la réglementation en 2024. L'entreprise souhaite aussi étendre son activité commerciale en Europe, dans les pays où s'applique la même réglementation et où la conscience environnementale est élevée.

Tant l’offre complète que les éléments la composant pris individuellement ont un potentiel de croissance important. Notamment en Europe, où la mise en œuvre de la transition écologique soutenue par une réglementation exigeante et une conscience environnementale citoyenne appellent des solutions opérationnelles et réalistes.




FAQ de la startup

Que sont les biodéchets ?

Les biodéchets sont des déchets biodégradables, non dangereux (alimentaires, de cuisine, de jardin), issus des ménages, des activités de restauration ou d'entretien d'espaces verts (publics ou privés).

Qu'est-ce que la méthanisation ?

La méthanisation est le processus de transformation des matières organiques (notamment issues des biodéchets) par fermentation et décomposition naturelle de ces matières, dans un milieu anaérobie (c'est-à-dire sans oxygène). Ce processus de transformation donne deux résultats : du gaz convertible en énergie (biogaz) et du digestat, déchets "digérés", utilisable comme compost.

Que dit la loi relative à la transformation énergétique pour la croissance verte (LTECV) au sujet des biodéchets ?

La LTECV, votée en 2015, prévoit la généralisation progressive du tri à la source et de la valorisation des biodéchets pour tous, particuliers et professionnels, dès le 1e kilo produit. A ce jour et depuis 2016, seuls les gros producteurs, c'est-à-dire les acteurs professionnels produisant plus de 10 tonnes par an de biodéchets, ont un devoir de tri, valorisation et traçabilité de leurs biodéchets. Cette obligation va s'étendre dès 2024 à l'ensemble de la population. Ce sont aux collectivités territoriales que reviennent les responsabilités de (1) proposer à l'ensemble des citoyens des solutions de tri de ces déchets organiques et de (2) en assurer le retour au sol ou la valorisation en biogaz.

Que sont les syndicats mixtes de traitement des déchets ?

Les syndicats mixtes sont des établissements publics qui permettent aux collectivités locales de s'associer entre elles et/ou avec d'autres établissements publics. Les établissements publics de coopération intercomunale (EPCI) sont des administrations regroupant différentes communes afin qu'elles exercent certaines de leurs compétences en commun. La compétence de gestion des déchets ménagers et assimilés est confiée aux communes, qui peuvent transférer à un EPCI ou à un syndicat mixte de traitement des déchets, soit l'ensemble de la compétence, soit une partie de cette compétence comprenant le traitement, la mise en décharge des déchets ultimes ainsi que les opérations de transport, de tri ou de stockage qui s'y rapportent.

Qu'est-ce qu'une déclaration ICPE ?

En France, une Installation Classée pour la Protection de l'Environnement (ICPE) est une installation pouvant potentiellement présenter des dangers ou des nuisances pour les riverains, la santé, la sécurité, la salubrité publique, l'agriculture, la biodiversité et/ou l'environnement (usines, chantiers, ateliers, entrepôts, ...). Les pouvoirs publics ont établi une nomenclature des activités et substances des activités ICPE. En fonction de leur taille et leur potentiel de nuisance / dangers, ces installations doivent être autorisées, enregistrées ou déclarées. Les installations présentant des risques ou pollutions importantes doivent demander une autorisation d'exploitation auprès de la préfecture avant toute mise en service, après vérification que les risques ou pollutions potentiels sont acceptables. Les installations dont les risques et pollutions sont prévenus et limités grâce à des mesures techniques clairement identifiées et standardisées doivent être enregistrées et publiées au Journal Officiel. Les installations dont les activités sont peu polluantes ou peu dangereuses doivent simplement être déclarées auprès de la préfecture.

Est-ce que je peux bénéficier d'une réduction d'impôt en investissant dans Axibio ?

En investissant dans Axibio via une de nos sociétés intermédiaires, vous pourrez bénéficier d’une réduction de votre IR à hauteur de 18% du montant investi. Ce montant pourra être porté à 25%, suite à parution du décret visé au II de l'article 74 de la loi de finances 2018, c'est à dire suite à validation par l'Union Européenne de ce nouvel avantage fiscal. Vous pouvez également choisir de bénéficier de déductions fiscales à la sortie sur les plus values réalisées en souscrivant au travers de votre compte PEA ou PEA PME.