Biocellvia (2019) Analyse numérique des molécules

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Biocellvia développe et commercialise des tests de validation de l’efficacité des molécules cibles (futurs médicaments) lors de la phase pré-clinique pour l’industrie pharmaceutique.

Points forts

  • Une technologie innovante et opérationnelle sur trois pathologies et validée par 8 articles scientifiques.
  • Une maîtrise des processus de développement de nouveaux tests (5 actuellement en cours de développement) sur différentes pathologies qui permettront d’adresser un marché identifié, mondial et dynamique.
  • Un chiffre d’affaires cumulé (depuis 2017) de 240 k€ et une nouvelle approche commerciale vers des cibles qui permettront à Biocellvia de bénéficier d’un développement soutenu et durable.

L'équipe

Olivier Julé
Olivier Julé
Co-fondateur & CEO
Yvon Julé
Yvon Julé
Co-fondateur et Directeur Scientifique
Florent Tomi
Florent Tomi
Ingénieur
Damien Barbes
Damien Barbes
Ingénieur - PhD
Bertrand Connin
Bertrand Connin
Responsable Marketing
Karine Bertotti
Karine Bertotti
Chargée d’études

Advisor / conseil

Pr Isabelle Leclercq
Pr Isabelle Leclercq
Professeur chez UC Louvain
Dr Bernhard Ryffel
Dr Bernhard Ryffel
Directeur de Recherche chez CNRS
Dr Stéphanie Solier
Dr Stéphanie Solier
Chercheur Scientifique chez Gustave Roussy

La problématique

Le développement d’un nouveau médicament suit un processus très long et très coûteux. Il dure généralement 10 à 15 ans et représente un investissement d'un milliard d’euros.

Parmi les différentes étapes, la phase préclinique (3 à 5 ans) permet d’évaluer l’efficacité des molécules des futurs médicaments selon divers protocoles avant la phase clinique (essai sur l’homme).

Cette évaluation est principalement visuelle, dite « Scoring ». C'est-à-dire qu’un scientifique examine au microscope des échantillons d'organes et leur attribue une appréciation selon la sévérité de la maladie. Elle s’avère très insuffisamment précise et fiable pour les industriels. Un constat par ailleurs relevé par de très nombreux articles scientifiques.

Cette évaluation visuelle souffre également de son caractère subjectif, en effet, d’un expérimentateur à un autre les résultats varient très significativement. Cela veut dire qu’avec cette méthode, les scientifiques ne disposent pas de données suffisamment fiables et précises pour statuer sereinement sur l’efficacité d’une molécule en développement.

L'inefficacité des médicaments représente 31 % des échecs en phase d'essai sur l'homme. Elle résulte directement du manque de fiabilité des tests précliniques. A ce stade les sommes engagées sont considérables, plusieurs centaines de millions d'Euros.

C'est donc un enjeu majeur pour les industriels de mieux évaluer les médicaments et ne plus dépenser inutilement beaucoup d'argent.

Le concept

Biocellvia développe des solutions en imagerie numérique pour évaluer l’efficacité des futurs médicaments. L’entreprise aide l’industrie pharmaceutique à mieux mesurer le niveau d’action des molécules en développement à partir de données fiables et précises.

La technologie des tests repose sur des algorithmes développés par Biocellvia. Fort de son expérience académique, le Professeur Yvon Julé, Co-fondateur et Directeur scientifique, s'est très vite rendu compte du potentiel de l'imagerie numérique : d'abord pour la recherche académique, et ensuite l’Industrie Pharmaceutique.

Les tests de validation de l’efficacité des molécules développés par Biocellvia sont commercialisés à l’industrie pharmaceutique pendant les phases précliniques. Ils permettent de quantifier de manière extrêmement précise et fiable le niveau d’efficacité/action des futurs médicaments. De plus, la vitesse de traitement permet d’obtenir les résultats d’une étude classique de 250 images en 2 jours contre 4 à 6 semaines avec la méthode conventionnelle.

Les résultats des tests de Biocellvia sont :

  • plus précis
  • plus fiables
  • plus rapides
  • moins coûteux pour les laboratoires

Produits / services

Pour chaque maladie, Biocellvia développe un test spécifique visant à évaluer très exactement l’efficacité du futur médicament.

L'analyse numérique réalisée par Biocellvia fait appel à diverses techniques algorithmiques telles que :

  • le deep learning
  • le machine learning
  • l'intelligence artificielle.

Selon les besoins, Biocellvia utilise la technique la plus adaptée. Une image numérique est composée de pixels ayant différentes caractéristiques. Il s'agit de les comprendre, de les analyser, pour en extraire les données que l'on souhaite mesurer. En fonction des pathologies, il peut être intéressant, par exemple, de mesurer des densités, des épaisseurs, des aires, de compter des cellules, d’analyser une forme donnée, etc.

Ce savoir-faire demande une double compétence ; en Biologie pour bien comprendre une maladie ; et en traitement d'images pour mesurer exactement les caractéristiques de cette maladie.

Ensuite Biocellvia accompagne les équipes scientifiques dans leur processus d’évaluation grâce à un service complet comprenant :

L'analyse d'images histologiques : A partir des images d'organes, diverses caractéristiques vont être mesurées. L’outil va produire des images virtuelles dans lesquelles sont visibles ces caractéristiques. Ces images virtuelles permettent de comprendre les mécanismes et de voir ce qui se passe au sein de l'organe. Ce sont des images à très haute valeur ajoutée pour les scientifiques.

Exemple : Dans la NASH (maladie du foie, dite "maladie du soda", les scientifiques veulent, entre autres, mesurer la taille et le nombre des gouttelettes lipidiques (gras). Cette mesure autour des vaisseaux est par exemple une source d'information capitale. Ils distinguent cette caractéristique grâce à l'image virtuelle.

En bleu ce sont les gouttelettes lipidiques, et nous pouvons voir que leur taille et leur nombre varient selon la zone où l'on regarde.

Un rapport d’étude reprenant l'ensemble des protocoles, dosage, durée, méthode d'administration etc. Ce document d'une dizaine de pages permet de mettre en avant les interprétations que l'on peut tirer des données. La finalité étant d'apporter la preuve de l'action ou de l'inaction d'un médicament.

Un rapport statistique ayant pour objectif de synthétiser et d'apporter la preuve mathématique d'une action ou non-action.

Les données brutes de l’étude, caractéristique par caractéristique, groupe par groupe, sont misent à disposition du client sous forme de tableau Excel.

A partir de là, les professionnels sont en mesure de savoir de manière certaine si leur médicament est efficace ou non. C'est un véritable outil d'aide à la prise de décision à partir de données fiables et précises.

Valeur ajoutée et éléments différenciants

Biocellvia commercialise ses tests à l’industrie pharmaceutique afin de les accompagner dans la réduction du taux d’échec des candidats médicaments. Pour rappel, lors des essais de médicaments sur l'homme, 31 % des échecs sont dus à l'inefficacité de ces médicaments engendrant des dépenses très importantes pour les laboratoires pharmaceutiques.

Identifier le plus tôt, et le mieux possible, les médicaments efficaces est un enjeu majeur pour cette industrie. L'analyse numérique répond parfaitement à cette problématique en apportant des données fiables et précises.

Objectivité : les algorithmes sont dépourvus de toute partialité. Les données sont indépendantes de tout élément, échelle de valeur, point de vue, pensées, etc. Elles sont conformes à la réalité.

Précision : L'analyse numérique permet de distinguer des éléments, couleurs, changements imperceptibles à l'œil.

Reproductibilité : Les résultats de Biocellvia seront toujours les mêmes indépendamment du temps et du nombre de fois où l'on analysera les mêmes images. Ces résultats ne sont sujets à aucune variabilité.

Rapidité : La vitesse de traitement de Biocellvia permet de réaliser une étude classique de 250 images en 48 heures contre 4 à 6 semaines avec la méthode conventionnelle.

Stratégie d’acquisition

Initialement la stratégie de commercialisation de Biocellvia visait une commercialisation en direct aux laboratoires pharmaceutiques. Malgré la commercialisation de 20 contrats avec différents acteurs reconnus, les taux de transformation et de renouvellement se sont avérés trop faibles.

Depuis quelques années, les laboratoires pharmaceutiques mènent des stratégies d’externalisation de leur R&D. Cette externalisation se fait principalement auprès des CROs (Contract Research Organisation) qui réalisent l'ensemble ou une partie des activités de recherche pour les laboratoires. Leur importance est telle que ces entreprises concentrent 80 % de la R&D mondiale de l'industrie pharmaceutique, les 20 % restants étant réalisés en interne par les laboratoires.

Ainsi la proposition de valeur de Biocellvia n’intéressait pas l’ensemble des laboratoires puisqu’une part importante de ceux-là avaient délégué aux CRO toute la partie analyse des molécules des futurs médicaments.

A partir de septembre 2018, Biocellvia a modifié sa stratégie en adressant directement les CROs. Le constat est très positif puisqu’en quelques mois Biocellvia a réussi à :

  • commercialiser des études pilotes auprès de 4 CROs en Allemagne, USA, Canada et France
  • se faire référencer dans les propositions commerciales de certaines CROs, notamment Biomeostasis et IPS Therapeutique

Ces « cibles » réalisent entre 10 et 100 études par an, ce qui veut dire qu’avec ces collaborations le développement commercial de Biocellvia sera soutenu et durable.

En parallèle Biocellvia continuera à suivre les Laboratoires avec lesquels elle est déjà en contact, Boehringer Ingelheim, GSK, etc.

Modèle économique

Le modèle économique de Biocellvia est simple et repose sur une facturation à l'image aux environs de 80 € par image. Pour ce prix, les clients accèdent à :

  • l’analyse histologique de leurs images
  • un rapport d’étude
  • un rapport statistique
  • le détail exhaustif de leurs données brutes

A noter qu’une étude classique consiste à analyser 200 à 250 images. Biocellvia facture donc en moyenne 16 000 à 20 000 € à ses clients. De plus, les clients ciblés par Biocellvia apportent une certaine récurrence puisqu’ils réalisent en moyenne 30 études par an.

Les succès

Une technologie protégée et opérationnelle sur trois pathologies

Depuis le début de son activité, Biocellvia s’est concentré sur le développement de trois pathologies : NASH (maladie du foie), IPF (fibrose pulmonaire) et COPD (maladie respiratoire).

Pour ces trois pathologies, Biocellvia a terminé le développement de la technologie, déposé des brevets et obtenu des articles scientifiques validant l’intérêt de la solution pour les clients.

  • NASH (maladie du foie)

Université de Louvain (Belgique), 1er sem 2019.
Duke University (US), 1er sem 2019.
Mainz University (Allemagne), 2nd sem 2019.

  • IPF (fibrose pulmonaire)

Boehringer Ingelheim (Allemagne), PlosOne, 2017.
Institut Gustave Roussy, European Respiratory Journal, 2018.
Medimmune (UK), 1er sem 2019.
Université de Tasmanie, Australie, 2nd Sem 2019

  • COPD (maladie respiratoire)

Inserm, Scientific Report, 2018.

Du chiffre d’affaires et une stratégie de commercialisation identifiée

Historiquement Biocellvia commercialisait directement aux laboratoires pharmaceutiques. Ainsi depuis le lancement de son activité commerciale en 2017, l’entreprise a réalisé environ 240 k€ de chiffre d’affaires auprès de 12 clients. Principalement des grands laboratoires pharmaceutiques présents dans 6 pays (80 % du chiffre d’affaires étant réalisé aux États-Unis).

Malgré la commercialisation de ces contrats, les taux de transformation et de renouvellement se sont avérés trop faibles ce qui a amené Biocellvia à modifier sa stratégie commerciale auprès d’une nouvelle cible : les CROs (voir : Stratégie d’Acquisition).

Ainsi, depuis septembre 2018 Biocellvia a mis en place sa nouvelle stratégie et peut aujourd’hui communiquer sur des signaux relativement positifs :

  • commercialisation d’études pilotes auprès de 4 CROs en Allemagne, USA, Canada et France
  • référencement dans les propositions commerciales de certaines CROs, notamment Biomeostasis et IPS Therapeutique

Une équipe structurée et des process éprouvés pour développer de nouveaux tests

Au cours des dernières années, Biocellvia a composé une équipe solide et complémentaire au niveau scientifique afin de suivre au mieux la roadmap de développement des nouveaux tests. L’entreprise s’est également dotée d’un board scientifique compétent sur chacune des pathologies :

Pr Isabelle Leclercq : Professeur à l’université de Louvain et spécialiste des maladies du Foie, Isabelle est devenue un leader d’opinion dans le domaine de l’hépatologie expérimentale : elle est l’auteur de plus de 150 publications scientifiques. Elle concentre ses recherches autour de la compréhension de pathologies liées à certaines maladies du foie, au sein du Pôle Hépato gastro-entérologie de la Faculté de Médecine. Elle rejoint le board dans le cadre du développement du programme dédié à NASH et NAFLD.

Dr Bernhard Ryffel : D’abord Professeur en pharma-toxicologie à l’Université de Zurich puis en immunologie à l’Université Cap Town, Bernhard est depuis 2001 Directeur de recherche au CNRS et Directeur du département d’immunologie d’Orléans. Il concentre ses recherches autour des mécanismes de l’inflammation pulmonaire, la progression et la réparation en cas de blessure ou d’infection. Il est l’auteur de plus de 450 publications scientifiques et rejoint Biocellvia en 2016. Membre du Board en sa qualité de spécialiste du COPD (maladie respiratoire).

Dr Stéphanie Solier : Plus de 16 ans d’expérience dans la recherche sur le cancer, dont 6 ans au sein de l’Institut National du Cancer de Bethesda aux Etats-Unis, sur un projet de réparation de l’ADN. Docteur en pharmacie, elle consacre sa thèse à la compréhension du rôle des ADN topoisomérases dans l’épissage alternatif. Elle est, depuis quelques années, Chercheur à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy et travaille étroitement avec Biocellvia depuis 2017 en sa qualité de spécialiste de l’IPF (fibrose pulmonaire).

L'entrée au capital d'un leader de l'industrie pharmaceutique

Christophe Berthoux, l’un des leaders de l’industrie pharmaceutique, entre au capital de Biocellvia. Il siégera au conseil stratégique de l’entreprise qui bénéficiera de ses conseils, son réseau et de son expertise.

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Titulaire d’un Doctorat, Christophe Berthoux a fait partie de Charles River, leader mondial des services destinés à l’industrie pharmaceutique, qui faisait un chiffre d’affaires de 1,35 milliard d'euros. Puis il a été Directeur Général de Synexus Clinical Research et ensuite de Citoxlab en 2017. Une riche expérience que Christophe Berthoux souhaite mettre au service de Biocellvia en les accompagnant dans leur développement.

Le marché

Depuis plusieurs années, les laboratoires pharmaceutiques ont entamé une stratégie d’externalisation, notamment sur la Recherche et Développement. Cette externalisation se fait principalement auprès des CROs (Contract Research Organization).

Les CROs permettent aux laboratoires pharmaceutiques de bénéficier des technologies de pointe, de gagner du temps pour le développement de nouveaux produits/médicaments ou encore d’évaluer la faisabilité de certains projets par anticipation des obstacles techniques.

Leur importance est telle que ces entreprises concentrent 80 % de la R&D mondiale de l'industrie pharmaceutique, les 20 % restants étant réalisés en interne par les laboratoires.

En 2017, le marché des CROs comptait environ 1 100 entreprises et le secteur est estimé à 36 milliards de dollars avec des projections de croissance de 7,6 % par an.

Biocellvia souhaite adresser les CROs de taille moyenne comptant entre 5 et 100 salariés. Cela représente une cible d’environ 200 entreprises.

Ces « cibles » réalisent entre 10 et 100 études par an, ce qui veut dire qu’avec ces collaborations le développement commercial de Biocellvia sera soutenu et durable.

Aujourd’hui, le marché mondial de la Recherche & Développement en phase préclinique est de 30 milliards de dollars.

En 2019/2020, les analystes estiment que sur les 30 milliards, 16 % sont dédiés à des pathologies telles que NASH ou IPF. Soit un marché d’environ 5 milliards. Sur ces 5 milliards, les sujets d’évaluations de molécules en phase préclinique représentent environ 10 % (500 millions d’euros). C’est le marché de Biocellvia sur ces deux pathologies.

La roadmap technologique de Biocellvia doit amener l’entreprise à proposer des solutions opérationnelles sur au moins 8 pathologies à horizon 2021. Cela porterait le marché de Biocellvia à 1,5 milliards de dollars.

La concurrence

Les fabricants de microscopes / scanners avec logiciels intégrés

Ces fabricants, tels que Leica, Philips, Hamamatsu, Minolta et Canon, apportent des logiciels très basiques, qui sont intégrés aux microscopes et scanners qu’utilisent les Pathologistes. Ils s’adressent aux départements d’histologie de l’industrie pharmaceutique et des universités.

Actuellement, ces fabricants sont de grandes entreprises qui comportent d’importants parcs de machine. En revanche, leurs logiciels sont rudimentaires et leur technologie a du retard.

Les concepteurs de logiciels Licensing

Ces acteurs, tels que Image J, Definiens et Visiopharm, offrent à leurs clients des versions plus abouties que les logiciels des microscopes. Ces logiciels apportent un premier niveau d’analyse d’images. Seulement, les pathologistes se servent de cette analyse d’images pour leurs propres résultats, ce qui valident leur subjectivité initiale.

Actuellement ces acteurs ont une forte présence sur le marché de par leur outil complet. En revanche leur produit est trop généraliste, leur coût est trop élevé et l’utilisation est non-intuitive.

Les CROs imaging (utilisant les logiciels)

Ces entreprises sont des sous-traitants de l’industrie pharmaceutique (CRO) spécialisés dans le traitement d’image. Au même titre que Biocellvia. Cela dit, à la différence d’entreprises telles qu’ OracleBio ou Visiopharm, qui utilisent des logiciels en licensing, Biocellvia développe ses propres algorithmes.

Cela implique que leur niveau de technicité est plus faible et leur sous-traitance de l’imagerie reste basique et sans grande valeur ajoutée. Actuellement, ils s’adressent aux laboratoires pharmaceutiques, ou ils vendent ce service au département d’histologie, la branche de la biologie et de la médecine qui étudie les tissus biologiques.

Actuellement, ces acteurs sont capables d’externaliser. De plus, ils ont acquis un réel savoir-faire. En revanche, leurs logiciels sont trop généralistes, et donc inadaptés.

Utilisation des fonds

Biocellvia recherche 800 000 euros afin d’accélérer son développement. L’entreprise prévoit notamment de soutenir :

  • Le développement scientifique avec le recrutement de différents profils :

    • un nouveau Directeur Scientifique*
    • deux ingénieurs informatiques
    • un Chargé d’étude
  • Le calendrier réglementaire avec la collaboration avec une agence de conseil basée à Boston (Alira Health) dans l’optique d’obtenir :

    • l’agrément FDA (US) pour 5 pathologies
    • l’autorisation de mise sur le marché, imagerie sur l’homme
  • Le déploiement commercial avec le recrutement d’un commercial ainsi qu’un budget pour :

    • la participation à des congrès scientifiques
    • la collaboration avec des Leaders d’opinion
    • la rédaction d’articles scientifiques

*Yvon Julé, actuel Chief Scientific Officer et fondateur de Biocellvia sera remplacé progressivement d’ici 2020. La levée de fonds servira notamment à embaucher un CSO afin de prendre le relais. La transition sera réalisée progressivement au cours de prochaines années et Yvon Julé conservera un rôle de proche conseiller de l’entreprise.

Plan d'action

Processus de développement d’un nouveau test

Au cours des dernières années, Biocellvia a mis en place un processus complet permettant de normer et d’optimiser le développement de nouveaux tests avant leur arrivée sur le marché.

1 - Bibliographie, prise de connaissance de la maladie ciblée
Ressources : Biologistes.

2 - Prise de contact des spécialistes Universitaires, KOL (Key Opinion Leaders - Leaders d’opinions)
Ressources : Biologistes.

3 - Développement des algorithmes
Ressources : Biologistes et informaticiens.

4 - Échanges avec l’équipe académique partenaire
Ressources : Biologistes et informaticiens.

5 - Validation des algorithmes
Ressources : Biologistes.

6 - Rédaction des brevet
Ressources : Biologistes et informaticiens.

7 - Publication Scientifique
Ressources : Biologistes.

8 - Commercialisation. Diffusion de nos présentations scientifiques auprès des cibles
Ressources : Force de vente.

Actuellement les scientifiques cherchent des méthodes translationnelles, qui se rapprochent le plus possible de l’homme. L’objectif est de pouvoir comparer les données/résultats tout au long du cycle de développement du médicament.

Biocellvia peut le faire, ses algorithmes fonctionnent aussi bien sur des tissus humains que sur des tissus de souris. Mais cela implique pour Biocellvia de faire valider sa technologie auprès des autorités de tutelle. En effet, dès que l’on travaille sur l’homme, les aspects réglementaires deviennent extrêmement stricts. Biocellvia est donc en train de monter un dossier d’accord FDA (Food and Drug Administration) aux États-Unis pour répondre à ces standards. Pour l'instant Biocellvia n’a pas besoin de ces agréments, mais l'obtention de ceux-ci permettront d'atteindre un niveau de standard de qualité qui aura pour effet :

  • de booster les ventes en pré-clinique
  • d’ouvrir de nouveaux marchés avec les images sur l'homme

Un cabinet de consulting spécialisé à Boston, Alira Health, est en charge de cette mission qui devrait durer 4 à 6 mois. Ce dossier se compose entre autre d’une étude de cas, et pour cela Biocellvia se rapproche de leaders d’opinion Américains qui travaillent dans les plus grandes Universités. Cela permet d’avoir une validation officielle de la technologie pour le marché mondial.

Sur le plan commercial, Biocellvia souhaite se focaliser dans un premier temps sur la commercialisation des deux premières pathologies développées. A savoir IPF et NASH afin d’être reconnu comme référence sur ce marché.

Ainsi, sur les deux prochaines années, Biocellvia a pour objectif de commercialiser sa solution auprès de 10 CROs, soit une centaine d’études potentielles.

Le futur / Objectifs

Avec cette levée de fonds Biocellvia souhaite confirmer son positionnement marché et être reconnu comme leader mondial sur deux premières pathologies : NASH (maladie du foie) et IPF (fibrose pulmonaire).

Une fois ces objectifs atteints Biocellvia continuera le développement de nouveaux tests pour la cancérologie et les maladie dégénératives comme Alzheimer ou Parkinson.




FAQ de la startup

Est-ce que je peux bénéficier d'une réduction d'impôt en investissant dans Biocellvia ?

En investissant dans Biocellvia via une de nos sociétés intermédiaires, vous pourrez bénéficier d’une réduction de votre IR à hauteur de 18 % du montant investi. Ce montant pourra être porté à 25 %, suite à parution du décret visé au II de l'article 74 de la loi de finances 2018, c'est-à-dire suite à validation par l'Union Européenne de ce nouvel avantage fiscal. Vous pouvez également choisir de bénéficier de déductions fiscales à la sortie sur les plus values réalisées en souscrivant au travers de votre compte PEA ou PEA PME.

Qu’est-ce que l’histologie ?

L'histologie désigne la spécialité médicale dédiée à l'étude des tissus biologiques. Elle étudie la structure de ces tissus à un niveau microscopique et permet de comprendre leur fonctionnement normal ou pathologique. Elle se base sur des prélèvements de tissus qui peuvent provenir de toute partie du corps : on parle de biopsie tissulaire ou de frottis suivant la technique utilisée pour le recueil. Parfois, l'étude se fait sur un organe entier comme c'est le cas par exemple sur la vésicule biliaire en cas de cholécystectomie. Réalisée par un anatomopathologiste, l'histologie est notamment très utilisée en pathologie cancéreuse afin de déterminer si une tumeur est maligne ou pas ou identifier les marges de son atteinte.

Que sont les études précliniques ?

Les études précliniques marquent les premiers pas du développement d'un médicament. Elles apportent les données préliminaires sur le comportement d'une molécule. Cette phase juge de l'efficacité et de la toxicité de cette molécule. Si les résultats de cette phase sont favorables, la molécule étudiée passe en phase d'étude clinique. Il s'agit d'essai sur l'homme d'un futur médicament.

Qui sont les anatomo-pathologistes ?

L'anatomie-pathologique, communément appelée "Anapath", est une spécialité médicale peu connue du grand public et pourtant indispensable à la chaîne des soins. Cette discipline étudie les lésions et/ou modification causées par des maladies sur les organes et tissus atteints. Les anapath sont donc les scientifiques spécialisés dans cette discipline médicale. Ils ont un rôle stratégique dans le diagnostic des lésions et leur pronostic.

Qu’est-ce que la maladie de NASH ?

La stéatohépatite non-alcoolique, ou NASH, est une maladie chronique du foie qui touche des millions de personnes et pour laquelle il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement homologué. En progressant, la maladie peut à terme conduire à des complications graves à la fois à l’intérieur du foie, comme la cirrhose et le cancer, mais aussi largement aggraver les risques de complications en dehors du foie, comme les affections cardiovasculaires.

Qu’est-ce que l'IPF / Fibrose Pulmonaire ?

La Fibrose Pulmonaire Idiopathique, IPF, est caractérisée par une altération des poumons (fibrose) qui se rigidifient et ne parviennent plus à assurer de façon correcte la respiration.

Qu’est-ce que la COPD/BPCO ?

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) se définit par une inflammation et une obstruction progressive des bronches, réversible en fonction du degré de la maladie. La BPCO est essentiellement liée au tabac et cause des lésions du poumon et des bronches.